Conversation 8453 - Jouer au Football le Chabbat

Anonyme
Vendredi 25 juillet 2003 - 23:00

Kvod Harav,

suite a la reponse du Rav Simsoviv a la question 5531, quelle est la difference avec la pelouse? il ne va pas jouer sur la pelouse afin d'en arracher l'herbe! c'est un peu comme l'histoire de couper la tete du coq sans le tuer de la Mishna Chabbat?

Merci de votre precision.

Rav Elyakim Simsovic
Mardi 19 août 2003 - 23:00

Ma réponse dans l'ensemble était plutôt "cool" (koula) car certains interdisent purement et simplement le football (chmirat chabbat kéhilkhata 16:6). Mais dans tous les, s'il est permis de marcher sur l'herbe, il n'est pas permis d'y courir (chmirat chabbat kéhilkhata 26:19) "par soucis de ne pas arracher l'herbe". Et bien que dans le contexte il s'agit semble-t-il de courir sur de l'herbe haute alors que sur une pelouse l'herbe est plutôt rase, ce que j'ai vu des jeux de foot où mottes de terre volent à l'envi me font appliquer le principe.
dans l'histoire du coq et de sa tête, la question est : puis-je effectuer une opération donnée en elle-même autorisée alors qu'elle entraîne nécessairement aussi une conséquence interdite que j'aurai donc provoquée. On s'interrogera donc pour savoir s'il s'agit d'une conséquence qui nous arrange, qui nous dérange ou qui nous est indifférente.
Mais cela comporte aussi une autre clause : ai-je ou non besoin de la première opération.
Or, ici il y a une accumulation de problèmes :
1. les jeux de ballon ne sont théoriquement autorisés qu'aux enfants jusqu'à la Bar Mitzva.
2. Autoriser pour des adolescents ou des adultes plus ou moins jeunes est en soi scabreux et tient compte de toutes les clauses possibles d'allègement. En particulier la note du Rema sur Orah Hayim 308:45 et malgré la remarque 158 du Michna Broura dans la mesure où il s'agit d'un sol dur où on n'est pas susceptible de faire des trous par impact de talons et coup de pieds et s'il s'agit d'une enceinte fermée d'où le ballon ne peut pas s'échapper - ou qu'il y a un erouv.
3. Pour des raisons diverses de risques de transgressions corollaires telles celles indiquées par le Michna Broura cité.
4. Ce n'est en rien conforme à "l'esprit" du Chabbat et il y a donc une élément de "conduite" des jours ouvrés (ouvdine de-hol) qui militerait en faveur de l'interdiction.

Bref, c'est bien plus qu'un simple petit problème de "Psiq réché"...