Conversation91370 -compte du omer
Bonjour chers rabbanim,
Pourquoi ne faisons nous pas chéhékhéyanou lors du premier compte du omer?
merci d'avance,
Chalom,
Il existe de nombreuses explications à ce sujet, je vais en citer quelques-unes.
Concernant la bénédiction de Chéhé’héyanou sur la séfirat ha’Omer, plusieurs éléments sont rapportés par les décisionnaires. Le Biour Halakha (siman 489) écrit que selon le Tour, le Choul’han Aroukh et d’autres, la mitsva du ‘Omer à notre époque est מדרבנן, instituée en souvenir du Beth Hamikdash.
Dans cette optique, le Ran (fin Pessa’him) et le Rachba (responsa 126) expliquent que l’on ne récite pas Chéhé’héyanou, car cette bénédiction est liée à une mitsva comportant une dimension de joie, alors que la séfirat ha’Omer rappelle justement l’absence du Beth Hamikdash et des korbanot, ce qui introduit une dimension de peine.
Le Griz (Hidoushé HaGriz, Mena’hot 66a) précise que cette mitsva n’est pas simplement la continuation de celle qui existait à l’époque du Temple, mais une nouvelle institution des ‘Hakhamim en tant que « zékhèr laMikdash ». Or, sur une mitsva instituée comme souvenir de la destruction, on ne récite pas Chéhé’héyanou.
Le Kaf Ha’haïm (siman 489) rapporte encore au nom du Baal HaMaor qu’une mitsva qui n’est faite que comme souvenir ne nécessite pas de Chéhé’héyanou. Le Levouch ajoute que la séfira est liée à la fête de Pessa’h, et que l’on s’appuie sur le Chéhé’héyanou déjà récité sur le Yom Tov.
Bivrakha.