Conversation90955 -escalavage , traitement du viole,pédophilie , centralité de l 'homme dans la thora
il est des choses dans la thora qui me font penser que l 'homme a créée la tjora et non D ieux.
déja l 'esclavage , la notion de poceder un esclave est abjecte et incompréhensible , la réponse courrant est de dire la thorn a ét" doné à une cetrtzine époque ou il etait difficile d 'iterdire l 'esclavage on l 'a donc légiféré ,
cette réponse pose 2 problème lz tremporalité de la tjora et le fait que la halaha est relative à une époque et d'autre part le fait qu ' a l 'époque l 'idolatrie était très courrante pourtany la thora l 'interdit donc la raison de " à l 'époque on pouvait pas imposer ça " me parait zssez fziblr .
d 'autre part d 'autre réponse est maintenant les chose ont changé donc pas d 'esclavage donc pas de question : mais l 'esclavage et le traitement du viole ont changé , non grâce à la thora et les hahamim mais grâce à l 'enviroonement extérieur , occidentale , et démocratique.non juif ce qui pose le problème la thora ne peut elle qu 'évolué que grâce aux autres nations ? 'autre part on dit que la thora a été donné aux hommes pour être discuté dans (la guémara etc) mais elle a été donnée aux homme ( masculin ) et a été discuté uniquement sous le prisme du masculin sans à aucun moment le prisme féminin n 'apparait dans les discutions. en fait la thora ressemble plus à une litérrature et à un précepte de lois faite par des hommes à une certaine époque par rapport à une certaine époque et ses lois socio-économique et non à don divin d'étique fait pour traverser les époques . elle est contingente de l 'évolution des non juifs et ne tient pas moralement le coup à elle toute seule. la question sur le traitement des violes et de la pédophile rejoigne ma réflection , rien n 'est mentionné au sujet de la pédophilie , elle est traité comme de l 'homosexualité , ce qui n 'est absolument pas la même chose . aussi le viol est traité par rapport à la condition de la femme à une certaine époque et ne tiens compte que de du contexte socio économique de l 'époque dédommager financièrement le père de la femme souillé qui ne peut plus trouver de mari pour l 'entretenir . la thora n 'est pas un livre de morale mais une législation faite dans un contexte temporel precis et non universel. d 'autre part la thora est centré sur l 'homme (masculin à tous les niveau , ) D ieu parle aux hommes (mec) , etc ce qui pose question c 'est aussi que l 'homme le ((mec) a beaucoup plus de yétser ha rzh que la femme et quelque dsoit les épooque l 'homme tue plus , vole plus etc , donc pourquoi Dieu aurait il donne toutes les clés de son royaume aux mecs (je parle de la construction de la halaha), et aurait donné aux femmes un role d'aide , de soutient un role secondaire et non de partenaire à par entière . on dit D d 'avraham itshak et yaacov , aucune femme n 'est cité l 'homme le plus faible des 2 sexes et celui qui à tout le pouvoir et on voit bien ce qu 'il en a fait !!!!!
Chalom,
Votre message exprime un questionnement profond, sincère et chargé d’émotion. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’un simple désaccord intellectuel, mais d’une vraie confrontation intérieure entre une soif de justice, de sens, de morale universelle, et ce que vous percevez comme des zones d’ombre dans la Torah. Permettez-moi de vous répondre avec respect, sans chercher à évacuer vos remarques, mais à leur apporter un éclairage de l’intérieur de la tradition juive elle-même.
Vous touchez à plusieurs sujets majeurs : la question de l’esclavage, du statut de la femme, de la temporalité de la Torah, de son rapport aux normes morales universelles, du traitement du viol et de la pédophilie, et de l’apparente domination masculine dans la halakha. Ce sont autant de problématiques réelles, qui ne sont pas ignorées dans le monde de l’étude juive - au contraire, elles traversent depuis longtemps la réflexion rabbinique, parfois avec douleur, souvent avec nuance, mais toujours avec fidélité au texte.
Commençons par l’esclavage. Il est vrai que la Torah ne l’interdit pas, mais elle ne le valide pas pour autant comme idéal moral. Elle encadre sa pratique avec une rigueur éthique qui, replacée dans le contexte de l’Antiquité, tranche radicalement avec les pratiques environnantes. L’esclave y est reconnu comme une personne, protégée par la loi, bénéficiant de droits, et libérable. Ce n’est donc pas une apologie de l’esclavage, mais une tentative de canaliser un fait social alors universel, dans l’esprit de ce que les Sages appellent "la Torah a parlé selon le yetser hara" - non pour justifier, mais pour maîtriser et élever.
Le Rav A.I Hacohen Kook, dans une lettre (Igrot HaReaia, tome 1, lettre 89), aborde ce sujet avec profondeur. Il explique que l’esclavage, au sens large, reflète une réalité sociale éternelle : celle de la domination économique des uns sur les autres. Il évoque par exemple les mineurs du début du XXe siècle, exploités sans protection, remplaçables au moindre coût. Dans ce contexte, considérer l’esclave comme une propriété matérielle obligeait le maître à s’en soucier concrètement, à garantir ses besoins et sa santé, dans un esprit de responsabilité économique qui dépassait la simple logique du salariat précaire. Bien qu’éternelle dans ses fondements, la Torah a été donnée dans un contexte historique précis, et les lois qu’elle porte doivent être lues à la lumière de cet ancrage. Le rôle de la tradition rabbinique est justement de traduire l’esprit de ces lois dans les réalités changeantes de chaque époque, sans jamais en trahir l’essence. Ce n’est donc pas que D. aurait changé d’avis, mais que la Torah contient en elle-même les germes d’une transformation progressive du monde vers plus de justice.
Concernant le traitement du viol ou de la pédophilie, il est vrai que les textes bibliques et talmudiques utilisent une terminologie juridique différente de celle que nous connaissons aujourd’hui. Il est faux de dire que ces actes seraient tolérés ou banalisés - mais leur prise en charge s’exprime dans un langage qui reflète un contexte social et judiciaire ancien. Les actes sexuels non consentis sont interdits dans la halakha, même si l’expression de la faute ou de la sanction n’est pas identique à la sensibilité moderne. Quant à la pédophilie, même si le mot n’existe pas tel quel, les rapports entre adultes et mineurs sont interdits et peuvent être considérés comme des actes de coercition. Il ne faut pas juger la Torah uniquement à l’aune de nos catégories modernes, mais comprendre aussi comment l’interprétation rabbinique a toujours cherché à rehausser l’éthique au fil des générations.
Vous évoquez également la place des femmes. Il est vrai que la halakha a été formulée dans un cadre masculin et patriarcal. Mais les sources juives regorgent de figures féminines d’exception, reconnues pour leur sagesse, leur prophétie ou leur rôle fondateur. Myriam, Déborah, Hanna, Ruth, Esther... toutes ont joué un rôle essentiel dans l’histoire et la spiritualité d’Israël. Le Midrash affirme que c’est par le mérite des femmes que la sortie d’Égypte a eu lieu. Ce n’est donc pas une tradition qui ignore la femme, mais elle ne l’a pas toujours valorisée de manière institutionnelle. C’est un sujet de réflexion profonde aujourd’hui, et il est permis, dans le cadre de la halakha, d’interroger ces déséquilibres avec lucidité.
Enfin, concernant la question de l’origine divine de la Torah. Vous affirmez qu’il n’existe aucune preuve. Il est vrai qu’aucune démonstration scientifique ne peut "prouver" de manière absolue une révélation divine. Mais certains penseurs, comme le Rav Oury Cherki, ont proposé des arguments profonds qui ne se réduisent pas à la transmission populaire ou à la foi naïve. Il faut prêter attention au fait que la Révélation constitue un événement fondateur de l'identité nationale. Une identité nationale n’est pas le fruit d’un choix arbitraire : c’est une réalité dans laquelle on naît, un cadre qui s’impose à l’individu. Or, toute identité nationale repose sur une psychologie collective, elle-même façonnée par des événements qui ont marqué profondément la conscience du peuple. Lorsqu’un événement est situé avant la naissance de cette identité, comme un mythe sur les origines lointaines, il est plus facile d’en douter. En revanche, lorsqu’il concerne une période où cette identité est déjà constituée - comme l’Exode d’Égypte ou le Don de la Torah - alors l’empreinte laissée dans la mémoire collective peut elle-même servir de preuve de la réalité historique de l’événement. Autrement dit, la force de ces récits réside dans le fait qu’ils ont forgé la conscience nationale d’Israël, et qu’ils sont transmis depuis comme mémoire vive, structurante et indélébile.
Il ajoute également que le type même de révélation qu’évoque la Torah - un D. transcendant, extérieur au monde, qui se révèle collectivement à un peuple - n’a pas de précédent connu dans aucune autre civilisation, et qu’il est peu probable que les anciens aient inventé une telle idée qui bouleversait leur propre vision du monde.
Enfin, le Rav Kook distinguait lui aussi entre ceux qui "croient" à la Torah d’en haut, mais en la réduisant à une comptabilité de mérites, et ceux qui nient la révélation tout en voyant dans la Torah une sagesse sublime - ces derniers, dit-il, sont souvent plus proches du vrai ciel.
Vos questions sont donc profondément légitimes. Elles ne sont pas une remise en cause de la Torah, mais une invitation à l’approfondir. Il n’y a pas de vérité figée dans des slogans. Il y a une tradition vivante, qui assume sa complexité, ses tensions, et cherche sans cesse à s’élever. Que votre quête vous guide vers plus de lumière, et qu’elle inspire d’autres à poser les bonnes questions, celles qui méritent d’être entendues.
Bivrakha.