Conversation91256 -Jahrzeit pour son epouse
Bonjour. De tradition ashkenaze, quelles sont les conditions du jahrzeit de son epouse, a savoir quels types de traditions, kaddish, tzedaka, pour combien de temps et sans remariage? Y aurait-il des traditions differentes en presence de fils adultes,maries et vivants ailleurs. Merci pour votre reponse.
Chalom,
La tradition ashkénaze, comme dans toutes les communautés, attache une grande importance au yahrzeit, date anniversaire du décès, en particulier lorsqu’il s’agit de son épouse. Voici les principaux éléments traditionnellement observés à cette occasion :
On allume une bougie de neshama à la maison la veille au soir du yahrzeit, pour qu’elle brûle pendant 24 heures. Cette lumière symbolise l’âme du défunt, conformément au verset "Ner Hachem nishmat adam" (Michlei 20, 27).
La récitation du Kaddish Yatom est une coutume centrale. En général, ce sont les enfants qui le récitent, mais le mari peut également le faire à la mémoire de son épouse, surtout si personne d’autre ne s’en charge. La récitation se fait le jour même du yahrzeit, sans obligation de l'étendre sur d'autres jours.
Si le yahrzeit tombe un jour de lecture de la Torah, il est d’usage de recevoir une aliya laTorah. Certaines communautés veillent aussi à accorder au endeuillé l’ouverture de l’Arche Sainte (petiha), ou la lecture du Maftir.
Il est recommandé d’étudier de la Torah à l’occasion du yahrzeit : Mishna, Tehillim, passages du Zohar. Certains étudient des mishnaïot correspondant aux lettres du prénom du défunt, dans l’esprit de lilouy neshama.
Donner de la tsedaka à cette date est particulièrement méritoire. C’est un moyen essentiel de contribuer à l’élévation de l’âme du défunt.
La halakha n’interdit pas à un homme de se remarier après le décès de son épouse. Il n’y a pas de lien formel entre le yahrzeit et cette éventualité. Ce choix dépend de nombreux facteurs personnels et émotionnels.
S’il existe des enfants adultes vivant ailleurs, ils sont encouragés à honorer la mémoire de leur mère en observant les pratiques mentionnées. S’ils ne peuvent réciter le Kaddish eux-mêmes, ils peuvent le faire réciter par un tiers. Cela n’empêche pas le mari de le réciter lui aussi, si nécessaire.
Que le souvenir de votre épouse soit source de bénédiction.
Bivrakha.