Ou j'achète mes légumes?!!!!

tzipo
lun 20/10/2014 - 23:00
Chalom,

Je viens tout récemment de m'installer en Israël (Ramat Aviv) et suis un peu désemparé sur la question de la Kashrut et plus particulièrement concernant les fruits et légumes avec l'année de Chemita.

Je me suis privé d'en consommer jusqu'à maintenant car je ne sais pas où je peux acquérir ces produits sans entrer dans des complications halakhique. Je sais qu'en plus de la Chemita, les produits agricoles d'Israël sont soumis à tout type de prélèvements (térouma guédola, maasser richone, maasser cheni, maasser ani), ce qui rend l'achat encore plus ardu pour le novice que je suis en matière de kashroute israélienne.

D’où mes questions:

- Quelle expression en hébreu (généralement inscrite sur les panneaux posés devant les comptoirs des fruits/légumes ou sur les étiquettes) m’indique que la réglementation halakhique sur ces produits a bien été respectée (chemita, prélèvements)? En l’absence de telles inscriptions, cela signifie que je ne peux pas acheter les produits ? J’ai entendu dire qu’on pouvait les acheter sans problème dans les supermarchés des centres commerciaux mais je ne sais pas quel crédit donner à cette affirmation.

- Est-ce que je peux me reposer sur le fait qu’un restaurant possède une Hachga’ha (style Rabanoute de Tel Aviv) pour y consommer des produits agricoles (exemples : salade de thon, tarte au pomme) ? Je pose cette question car je suis récemment allez dans un tel restaurant –avec Hachga’ha – et en demandant au serveur si tout était bien « Chomer Chemita », la réponse fut négative.

J’attends avec très grande impatience votre réponse qui me permettra, je l’espère, de manger autre chose que du thon et des pitotes :)

Kol Touv
Rav S.D. Botshko
jeu 30/10/2014 - 08:39
Vous achetez vos légumes dans un magasin qui a un certificat de cacherout. Aussi les prélèvements ont eu lieu si il fallait en faire. (Ce n'est pas toujours les cas)

En ce qui concerne la chemita, il y a trois positions chez les décisionnaires.

Mais il est important de souligner que le fait de préférer une position plutôt qu'une autre ne rend pas les autres positions non cachères.

Aussi vous pouvez acheter dans tous magasins qui possède un certificatr de cacherout d'un rabbinat local ou du rabbinat d'Israël.

L'année de la chemita, on n'a pas le droit de travailler la terre, de semer de tailler et de récolter comme on récolte d'habitude.

Les fruits sont permis à tous et les légumes dans certains cas sont interdits à la consommation.

La chemita à notre époque n'est pas une obligation de la Thora, car ce n'est une obligation de la Thora que si tous les juifs se sont rassemblés en Erets Israël.

Aujourd'hui vivre la chemita comme il y a quatre mille ans n'est pas possible, car la population n'est plus agricole et parce que l'agriculture est une industrie qui se trouve concentrées dans certaines régions là où la poplulation n'est pas nombreuses. Aussi la possibilité de se servir soi même des fruits qui ontr poussé dans l'année de la chemita n'est pas possible

Aussi les décisionnaires proposent trois voies:

1. Acheter les fruits et légumes des champs et vergers qui appartiennent à des non juifs.
2. Le Heter Mehira, qui est une vente pour deux ans des champs des juifs aux non juifs tels que pratiquée poiur la vente du Hamets
3. "Le Otzar Bet Din" Un tribunal rabbinique prend la responsabilité des vergers et distribuent pas son intermédiaire la production. Selon cette solution, certains produits commercialisés ont de la sainteté et il faut les manger et ne pas les abimer. Ce que l'on n'a pas consommé devra être emballé dans un sac en plastic solide avant d'etre jeté.

Les trois solutions ont leurs partenaires et leurs adversaires.

Personnellemnt, je pense que la troisième solution est la meilleure, puis la deuxième, puis la première. Mais de toutes manières elles sont toutes cachères. Aussi vous pouvez acheter partout où il y a une surveillanced rabbinque.

Et de grace ne se jetons pas l'anathhème les uns sur les autres. La chemita doit nous élever en sainteté et pas nous abaisser à la haine gratuite