Tout est question de parent...

Azertf
mer 25/05/2016 - 23:00
Bonjour
Merci pour le hessed que vous faites au clal Israël.
Voici mes 2 questions:
1. Le matin si je veux aller a la synaguogue je suis obligé de prendre un grand risque de réveiller mes parents car la porte d'entrée est très bruyante et se trouve à proximité de leur chambre. Ne pas réveiller ses parents fait partie du kiboud av vaem comme rapporté dans de nombreuses sources. Alors mieux vaut il faire la tefila beyahid et ne pas réveiller ses parents, ou en mynian en prenant le risque de les réveiller. Je sais que ce n'est pas une question facile.
2. Puis je manger un aliment , faisant partie des aliments qu'il est interdit de manger après être cuit par un non juif, qui été cuit par une personne qui fait des transgressions de Chabat en public?
Si la réponse est que non en est il de même si la personne qui cuit est sa propre mère et que puis je faire pour pouvoir quand même manger ?
Merci beaucoup
Rav Sam Elikan
dim 29/05/2016 - 10:33
Shalom,

1. S'il est certain que vous allez réveiller vos parents, que cela leur engendre une perte de sommeil et il qu'ils n'en sont pas satisfaits - et s'il n'y a pas de minyan plus tard - il vaut mieux prier seul au même moment que le minyan, depuis chez soi. Si ce n'est pas le cas ou qu'il existe une autre solution - il vaut mieux prier en minyan.

2. Mon avis est qu'il n'y a aucun problème à manger la cuisine (tant que cette dernière est entièrement casher) d'un juif, même si ce dernier ne respecte pas shabat.

(Bien qu'il s'agisse d'une discussion entre les ah'aronim (pour le meh'alel shabat befarhessia selon tous les critères les plus stricts), comme relevé par le Pith'ei Teshouva YD 113, s.k. 1, la sevara pousse plus vers l'avis permettant - cf. Hagahot H'atam Sofer sur YD 113; resp. Iggrot Moshe I YD, §46 qui semblent permettre explicitement a priori; cf. aussi resp. Lev Aryeh (Grosanes, I, §32) et resp. Ba'ei H'ayei YD §154 rapporté par resp. Divrei Yatziv YD §30- si la cuisson d'une femme de ménage non-juive est permise, même a posteriori, alors à plus forte raison ici ! Le Kaf HaH'ayim (Sofer) YD 113, s.k. 1 ne permet dans ce cas là qu'à posteriori).

Cordialement,