Mettez moi ces collants!

ELKES
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mer 14/12/2016 - 23:00

Bonjour a tous,

Le port des collants pour les filles au niveau tsiniout est-il obligatoire ?

cordialement

Rav Sam Elikan
lun 26/12/2016 - 07:18

Shalom,

Je profite de votre question pour essayer de revenir sur les bases, parce que je pense que c'est très important.
Je pourrais répondre à votre question, par : "oui", "non" ou "ça dépend", mais cela nous éloignerait des questions fondamentales et cruciales qui sont à peine posées, concernant ce sujet...


1. "Tsnyiout" ?!

Commençons par le début : qu'est-ce que la "tsnyiout" (généralement traduit par "pudeur") ?


Regardons dans le Talmud :

- Dans TB Berah'ot 62a dans le cadre d'une question sur la pudeur à avoir lorsqu'on fait ses besoins, il est raconté que Rav Kahana se cacha sous le lit de son ami et maître Rav, alors que ce dernier était avec sa femme, "afin d'apprendre la Torah". Le Maharsha (h'idoushei aggadot, ad loc) laisse entendre qu'il s'agit des lois de pudeur !

- Dans TB Eirouvin 100b, Rabbi Yoh'anan affirme que si la Torah ne nous avait pas été donnée, on aurait appris la pudeur du chat. Selon Rashi et le Méïri (ad loc) c'est parce qu'il ne fait pas ses besoins devant des hommes et cache ses excréments (en les recouvrant) ; selon Rabbeinou H'ananel et le Rashash (qui n'a apparemment pas vu les propos de Rabbeinou H'ananel) c'est parce qu'il s'isole pour se reproduire, c'est-à-dire qu'il le fait discrètement.
(Dans le livre Arvei Nah'al (par. Beshalah', fin du droush §3), est posée la question suivante : la animaux suivent les lois de la nature, comment peut-on en apprendre des "bons comportements", comment cela peut-il être à la base de notre éthique et morale, les animaux n'ayant pas le même libre-arbitre que les hommes... Pour répondre, il explique ce passage selon les propos de Rabbeinou Bah'yei ibn Pakuda (Torat H'ovot HaLevavot, Sha'ar HaBeh'ina, §2) en affirmant que D'ieu a certes fixé ces "habitudes" comme "lois naturelles" chez les animaux, mais pour nous il s'agit de bons comportements à apprendre, telle la pudeur ici ; le Maharal en outre soutient que la pudeur est une règle de la nature et non pas une convention sociale, culturelle).

- Dans TB Souka 49b, Rabbi Elazar enseigne la signification du verset (Mih'a 6,8) affirmant que le but de l'homme est "de faire la justice, d'aimer la bonté, et d'être pudique avec D'ieu". Faire justice, dit-il, c'est la loi, l'amour de la bonté, ce sont les actions de bonté (guemilout h'assadim) et être pudique avec D'ieu - c'est le fait d'accompagner un défunt (hotza'at hamet) et une mariée à son mariage (hah'nassat kala).

- Dans TB Meguila 13b, le même Rabbi Elazar enseigne que par sa pudeur, Rah'el a eu le mérite d'engendrer le roi Shaoul et lui même par sa pudeur a eu le mérite d'engendrer Esther. Le Talmud demande : mais quelle est donc cette pudeur ? Et la conclusion est la suivante : pour Rah'el c'est le fait qu'elle ait transmis à sa sœur Léa les "signes de reconnaissance" (simanim) qu'elle avait avec Yaakov et Shaoul c'est parce qu'il n'a pas raconté à son oncle ce que le prophète Shmouel lui avait annoncé, qu'il allait devenir roi.

Des exemples comme cela, il y en a encore beaucoup - mais ce que l'on voit ici c'est que la pudeur constitue dans le fait d'apprendre comment avoir une relation conjugale (!), d'apprendre comment aller aux toilettes (!), d'organiser des mariages ou enterrements (!), ou encore ne pas faire honte à autrui (entre Rah'el et Léah en l'occurrence).


Comment comprendre cela ?
Quels points communs entre tous ces éléments qui définissent la pudeur, selon le Talmud ?

Je crois que le terme de pudeur traduit alors mal ce concept de "tzniyout", on devrait plutôt parler de "dignité", d'intégrité.
Organiser un mariage ou un enterrement, c'est avoir de la dignité pour autrui, pour son corps, de même que Rah'el donna les "signes" secrets connus d'elle et d'Yaakov uniquement, à sa sœur Léa.
Il s'agit d'une dignité face à son propre corps (comme le fait d'aller aux toilettes) et celui d'autrui (comme on peut le voir dans les autres exemples).


On peut résumer ainsi : la "tznyiout" c'est la dignité envers son propre corps et celui d'autrui.

Cela sous-tend que le critère est double : à la fois un côté "fixe" dignité minimale qui est commune à tous et à la fois un aspect de "dignité"-rapport au corps qui varie d'une société à l'autre.
En effet, ce qui est considéré comme "gratifiant" et digne dans une société n'est pas forcément considéré comme tel dans une autre, qui, au contraire, verra dans ce même habillement/comportement un élément indignant.


Le Rambam (hil. Ishout, chap. 24, hal. 12) essaie de décrire ces normes :

"Et quelle est la "loi juive" (dat yehoudit - cf. TB Ketouvot 72a-b) ? Il s'agit de l'usage de la "tzniyout" que les femmes d'Israël pratiquent.
Et voici les choses qu'en faisant elles enfreignent la "loi juive" -
si elle sort au marché (place publique) ou dans une rue ouverte des deux côtés (mavoy mefoulash) et sa tête est découverte et elle n'est pas couverte *comme toutes les femmes*, et ce, bien que ses cheveux soient (=un peu) couverts par un foulard,
ou alors si elle tisse dans le marché... comme les femmes frivoles et non-juives le font..
ou si elle montre ses bras en public,
ou si elle "joue" (flirte) avec des jeunes hommes,
ou si elle demande à voix haute à son mari d'avoir des rapports avec elle de telle sorte que les voisins entendent parler des choses liées à cela,
ou si elle insulte son beau-père devant son mari".

Le Rambam parle bien d'une attitude "objective" à caractère sexuel qui est problématique d'une part et d'un autre aspect lié à une "norme sociale" d'autre part. Dans les deux cas, il s'agit de respecter son corps et celui d'autrui, avec dignité.

Dans ce cadre - la limite entre la "norme" et l'aspect "minimum objectif" n'est pas toujours clair, on peut alors se poser plusieurs questions :

a. Est-il permis de dévoiler son coude et quelle est la taille minimale qu'une manche peut/doit avoir ?
(cf. Sh. Ar. Even HaEzer 115,4, cf. aussi resp. Rashba I, 571; resp. Siah' Nah'oum, siman 107, p. 363-364; etc.).

b. A-t-on le droit de s'habiller dans des couleurs voyantes, tel le rouge?
(Sifrei, Réeh 81; Beit Yossef et Rema sur Yoreh Deah 178,1; resp. Maharik §88; resp. Igrot Moshé Y.D. I, 81; Darkei Teshouva Y.D. 178, 7 et 16, resp. Siah' Nah'oum, siman 108)

c. A-t-on le droit de porter des pantalons larges ?
(Nazir 59a;
Rambam hil. Avoda Zara 12,10; Otzar HaGueonim Nazir, 101;
Tour Sh. Ar et Prisha sur Y.D. 182 - où il est bien noté que cela dépend du "minhag hamakom" - de l'usage local ;
Ohalei Yaakov du Maharikash, siman 70 qui dit que les habits unisexes sont permis tant aux hommes qu'aux femmes... ;
resp. Avnei Tzedek du rav Yehouda Teitelbaum, Y.D. §72;
resp. Siah' Nah'oum, siman 109 -
où mon maître, le Rav Rabinovitch, appuie tout le temps sur le fait que la "tsnyout" est un phénomène relatif à chaque lieu et culture, il faut s'adapter à ce qui nous entoure : être à manche courte à Meah Shearim c'est de la "pritzout", un manque grave de dignité, relativement à la norme en vigueur là-bas, alors que ce n'est pas nécessairement (voire pas du tout) le cas ailleurs...

On pourra alors parler de la question de la justification des normes de société - qui est-ce qui est "légitime" et qu'est-ce qui ne l'est pas, mais ce n'est pas notre question.
Il existe des communautés différentes vivant dans un cadre, dans un paradigme différent et c'est leur choix. En cela, c'est légitime.
Il faut toutefois rappeler que selon la loi juive, il y a un "minimum objectif" à respecter qui n'est pas lié à la norme et ce sont des éléments à caractère "ouvertement" sexuel.

Cette "dignité" du corps est donc constituée d'un double aspect : d'une part un minimum fixe, qui nous permet d'échapper à l'animalité et, d'autre part, un aspect - variant d'une société à l'autre, d'un endroit à l'autre, selon les normes en vigueur - de "respect".


2. Une attitude de dignité pour échapper à l'animalité

Je voudrais juste remarquer à ce propos que nous sommes différents des anges qui connaissent le bien et le mal et restent indifférents (cf. Bereshit 3,5, Rassag et Ibn Ezra ad loc. et Torah Or 5,3).
Toute vision de l'homme crée en lui un certain attachement, une marque - cela influe sur lui d'une certaine manière (parfois même inconsciente).
Nous sommes tous influencés par ce que nous voyons.
Le Rav Itzh'ak Hutner raconte qu'après 30 ans d'étude de Moussar, il a senti qu'il devait tout recommencer à zéro, parce qu'une affiche publicitaire, vue sur son chemin à l'aéroport avait tout détruit...
Lorsque la sensibilité se réduit, la sensibilité pour la sainteté se réduit elle aussi.
Le manque de "tznyout", un manque de dignité au corps et à son entourage, réduit, en ce sens, notre degré spirituel.
Je ne parle pas d'un quelconque "timtoum halev" ("imbécillité du cœur") qui viendrait de nourriture interdite ou autre influence spirituelle, non, je parle du monde de la pensée de l'homme.
On est influencé par ce que l'on voit.
Par ailleurs, d'un point de vue métaphysique, une chose précieuse est souvent voilée.
Ainsi, comme l'a enseigné Rabbi Zeira à ses filles, le fait de voiler quelque chose rend cette même chose précieuse, bien plus qu'elle ne l'est : il prit dans une main qu'il laissa ouverte une pierre précieuse et dans l'autre - fermée - un objet sans valeur et leur demanda ce qui était plus précieux, ce qui faisait le plus l'objet de leur convoitise. Ces dernières répondirent bien évidemment que ce qui est dans la main fermée doit valoir plus...
Nous sommes, en tant qu'humain, je pense, dans une continuelle dialectique : entre l'animal et le Divin...
Souvent on pense que notre vie "professionnelle", disons la technique, les contingences quotidienne, est "matérielle" alors que notre vie spirituelle quant à elle ne l'est pas. Nous vivons dans une certaine dichotomie...
Cependant, lorsqu'on accomplit une mitzva (un commandement), alors ce n'est pas seulement notre esprit, notre âme qui se lie à D'ieu, mais également notre corps, la matière, celui là même qui vient d'accomplir le commandement. La matière, dans cette vision dialectique, devient "l'ustensile" par lequel se dévoile la Volonté Divine dans le monde.
"Yetzer" (penchant) vient du mot "yetzira" - création.
La "tznyout" n'est pas seulement une manière de s'habiller, comme dit précédemment, c'est une manière de vivre (correspondant selon la kabalistes à la sefira de "Yessod" - "fondation") et elle est nécessaire au maintien de la sainteté de l'homme ainsi que de ses forces dans le monde matériel.
On pourrait comparer ça à un produit explosif, très puissant qui aide à la construction de bâtiments (comme de la nitroglycérine par exemple) ; mais mal utilisé, cela peut faire des dégâts énormes, c'est pour cela que sont mis tant de lois et de barrières. C'est là toute la dialectique de l'homme : être à la fois très fragile et à la fois capable d'effectuer de grandes choses.

Lorsqu'il est en sécurité, il peut grandir: "vehitkadashtem (prishout - détachement) vehyitem kedoshim (se sanctifier, avancer dans la spiritualité)" -
le Rabbi de Kotzk disait à propos des paroles de Rashi sur "lo tinaf" (l'interdit de débauche, d'adultère) - "ein niyouf ela be'eshet ish" (il n'y a d'adultère qu'avec une femme mariée (c.à.d. à autrui)) que cela peut être vrai pour sa propre femme ; même si l'homme fait tout de manière permise et en temps voulu, en son âme il peut toujours être "noèf" (dans un état de conscience d'adultère) - il n'a pas dominé son penchant.

La "tznyout" ça n'est pas que des interdits, au contraire, c'est surtout dans le domaine du "permis", comment se rendre à soi même sa propre dignité et préserver celle d'autrui.

La guemara (Kidoushin 40b) dit que quiconque mange au marché ressemble à un chien et est donc interdit à témoigner (est c'est fixé dans la halah'a - Sh. Ar. H'.M. 34,18) ; pourquoi en est-il ainsi ?

Je pense que l'homme ressemble techniquement à l'animal, mais sa manière de faire doit être différente, son approche changée.

Lorsqu'on doit manger, dormir, faire ses besoins, etc. on le fait dans certaines limites - c'est un cadre, évitant la "bestialité", la canalisant vers des endroits constructifs.
Cette bestialité est tout à fait légitime, humaine, trop humaine, mais "la tznyout" c'est la considérer dans un paradigme, considérer le corps, la matière, avec dignité et intégrité.

La "tznyout" dans ce sens est la capacité de l'homme à s'inscrire dans un cadre, dans des limites, pour pouvoir progresser, pour éviter que les pulsions naturelles etc. soient au centre de notre vie.

Dans ce sens, il faut également protéger ce qui peut être blessé et touché par cela.
Je ne mets pas mon ethrog dans une boîte parce qu'il est "dangereux", mais parce que j'ai peur qu'il soit "abîmé" - c'est un système de défense basique contre une force très grande: celle du corps et de l'âme.


3. Garder par respect

Il y a cependant une deuxième sorte de choses qui sont gardées : celles que je garde par respect.
Comme au Beit HaMikdash (Temple) - ce n'est pas à cause des voleurs qu'il y avait des gardes, mais par respect; pour "la crainte du Temple" (mora mikdash) dont le but était d'éviter un manque de respect à celui-ci (cf. Rambam Hil. Beit HaBeh'ira 8, 1), tout comme le Kohen doit se couvrir face à l'Autel (Mizbeah') cf. Shemot 20,22 et 28,42.

Il faut mettre une garde de respect - pour qu'on n'en vienne pas à renier la sainteté du corps et de l'âme à leur manquer de respect, pour ne pas qu'ils soient violés et ce, même lorsque personne ne regarde (comme pour le Kohen). De même que l'on n'habille pas l'âne, il me semble évident que l'on s'habille par respect pour nous même et pour les autres: la sainteté de l'homme fait qu'il s'habille.


Le Rav A.I. HaKohen Kook écrit (Midot HaReiya, s.v. Tzniyout) - (j'ai fait quelques ajouts entre parenthèse pour rendre le texte plus compréhensible) :

"la vertu de la tznyiout engendre de nombreux biens au monde, et par là même elle mérite de repousser d'autres choses qui sont ontologiquement bons en eux-mêmes, mais étant donné qu'à cause du penchant de l'homme et de sa faible force ceux-ci engendreront l’outre-passement de la vertu de la "tznyout" qui est la maintenance même du monde physique et spirituel (alors ces dernières sont repoussées par la "tznyout").

La vertu de l'amour et de l'amitié, avec toute leur symbolique et propos agréables, devrait être égale entre les sexes (hommes et femmes), mais étant donné la grande valeur de la vertu de la "tznyout", les normes de bonnes manières en vigueur ("la voie de la terre") sont repoussées de leur place (naturelle) à tel point (que le Talmud (TB Kidoushin 70a) fixe) qu'un homme ne demande pas à une femme son "shalom"(comment elle va, de manière "profonde" et intime)".

Le "tzanoua" (quiconque respecte la "tznyout") sait que ce n'est pas par haine du sexe (opposé) qu'il s'éloigne et se pose des limites, mais dans ce beau but général (d'harmonie, d'Unité).

On peut trouver un exemple à cela dans (le monde) des opinions : parfois l'éloignement - qui est bon et presque ancré (chez les gens) - des idées et pensées éloignant le principe éthique (comme des idées racistes, etc.) est vu comme oppressant la liberté d'expression (la liberté de pensée - "h'ofesh hada'at"). Toutefois, quiconque connait le but à atteindre (l'Unité, l'harmonie, le Dévoilement Divin où chacun a sa place) comprend l'importante valeur de l'éloignement et l'accepte avec amour".

Le Rav Kook voit dans la "tznyout" un aspect positif - "elle engendre de nombreux biens au monde", en outre, il ne manque pas de relever que cette vertu engendre certes aussi une certaine contrainte. Il y voit alors deux valeurs qui s'opposent : la liberté d'une part et la "dignité" (tsnyout) d'autre part. Il compare cela à la tension qui peut exister entre la liberté d'expression d'une part et l'éloignement nécessaire de certaines opinions néfastes d'autre part.
Mais quiconque a en vue la finalité, le but à atteindre, consistant dans une société harmonieuse dans laquelle D'ieu peut résider - comprend qu'il n'y a pas de "valeur absolue" et qu'il faut avoir un ordre dans ces mêmes valeurs.
En ce sens, la "tznyout" qui n'a pas pour but d'effacer l'identité sexuelle (c'est pourquoi la halah'a ne dit pas de mettre un voile ou un habit qui cache complètement les formes !), mais au contraire de ne pas la banaliser.


4. Découvrir ses jambes -

Concernant votre question :
Rav H'isda (TB Berah'ot 24a) enseigne que le "shok" de la femme est considéré comme une nudité faisant donc partie des ces endroits à recouvrir.
Cependant les définitions de ce concept de "shok" varient : certains parlent du haut de la cuisse, d'autres de toute la cuisse jusqu'au genou, alors que d'aucuns parlent encore de toute la jambe.

Le Mishna Beroura (OH 75, s.k. 2) semble trancher que selon la halah'a, la jambe doit être recouverte jusqu'au genou (et pas plus).
Donc selon lui, il n'y a pas d'obligation de mettre de collants, de recouvrir le bas de la jambe.
Toutefois, comme dit, ce n'est pas l'avis de tous, mais c'est certainement l'avis le plus amplement accepté.

Quoi qu'il en soit, dans ces cas là, on suivra la norme, par respect, qui fait tout autant partie des lois de "tznyout" comme longuement expliqué plus haut. C'est-à-dire que si l'on vit dans un quartier où toutes les femmes (juives en tout cas) mettent des collants et qu'il sera mal vu de ne pas en mettre, cela sera considéré comme un manque de "tznyout"...
Alors que si on vit dans un kiboutz qui n'est pas forcément religieux par exemple, ou dans des endroits où la norme est de s'habiller comme on veut, se couvrir jusqu'au genou sera amplement suffisant.


Cordialement,